Partager l'article ! 26ème étape : 3 octobre 2009 – d’Espeyrac à Conques (14,1 kms): Après une bonne nuit, Sandrine, toujours aussi matinale, se lève très t ...
Le chemin des étoiles
Après une bonne nuit, Sandrine, toujours aussi matinale, se lève très tôt, suivie de peu
par Roger. Nous nous réveillons un peu plus tard. Sandrine et Roger partent rapidement et nous finissons de nous préparer. Dernier coup d'œil au gîte : Roger a oublié son carnet avec toutes ses
notes, sa crédentiale, etc... Nous emmenons tout cela avec nous car nous pensons le revoir, il doit s'arrêter à Conques. Et c'est parti dans une montée très raide sous un grand soleil. Nous
voyons partir le groupe de 30 personnes qui démarrent au sifflet. Nous nous retrouvons bien vite tous les trois car Jacqueline marche lentement et Christophe qui visiblement n'a pas le moral
(c'est son dernier jour de marche) préfère être seul aujourd'hui. Comme d'habitude, c'est splendide et malgré le soleil le thermomètre du village affiche 6°. Nous marchons vite car nous avons
hâte de découvrir Conques dont on nous a tant vanté la beauté. Après quelques arrêts photos, céréales... Conques n'est toujours pas en vue et nous entamons la descente. Nous décidons de nous
arrêter pour le repas dans une clairière. Un petit rouge-gorge nous regarde manger et nous tourne autour en se posant très près de nous. Il doit attendre que l'on reparte pour nettoyer la table.
Christophe nous rejoint mais décide de continuer un peu plus loin pour essayer d'avoir la vue sur le village. Le groupe de 30 nous dépasse et le sifflet retentit à plusieurs reprises. Il y en a
qui traîne ! Ils sont vite rappelés à l'ordre ! La prochaine fois on pourrait y penser non ? Nous reprenons notre descente et arrivons à l'entrée de Conques sans en avoir eu la vue. Nous sommes
salués par un retentissant : "alors les bourguignons". Et voilà ici aussi on est connus ! C'est Christophe assis sur les marches d'un escalier qui termine son pique-nique et c'est tous les 4 que
nous entrons dans un des plus beaux villages de France. Nous commençons par chercher notre gîte. Le voilà au dessus du syndicat d'initiative. Nous serons encore une fois ensemble avec Jacqueline
et Christophe. C'est un magnifique bâtiment avec un dortoir pour 6. Si on descend des escaliers et que l'on les remonte en face il y a douches et WC. Par contre nous sommes déçus car il n'y a pas
de cuisine. Bon, tant pis, nous nous installons et partons en visite. Nous allons sortir de notre cour quand Hubert remarque un panneau "cuisine" dans un autre bâtiment et en haut d'une autre
volée de marches. Bon on récapitule : nous sommes dans la cour, pour aller se coucher on descend, pour aller aux WC on remonte dans la cour puis en face dans le bâtiment des sanitaires puis on
redescend dans la cour et on remonte dans la cuisine. Quand c'est terminé on redescend dans la cour puis WC et lits. Est ce que c'est vraiment fait pour les pèlerins ? On est puni ? Enfin tout
est beau et propre et la cuisine est très bien aménagée. C'est très bien cela nous fera un échauffement demain matin entre nos trois bâtiments. Ce village de Conques a bien mérité sa réputation :
c'est tout un dédale de ruelles pavées qui montent et descendent. Nous visitons l'abbatiale et le musée car nous voulons voir le trésor. A l'entrée
de ce musée des pancartes nous mettent en garde : ne pas touches les vitrines : alarme ! Jacky s'approche très près pour regarder ces pièces magnifiques et se tape la tête un bon coup.
Heureusement aucune alarme ne se déclenche mais un monsieur qui tient dans sa bras une petite fille de trois ans environ remarque : "même elle , elle ne l'a pas fait !". Pauvre Jacky, nous ne
rions même pas, c'est trop triste. Et nous voilà devant le trésor : c'est une statue de Ste Foy qui contient ses reliques. Elle est bien protégée car elle est en or avec des pierres précieuses.
Jacky ne la regarde pas de trop près mais c'est vraiment une pure merveille. Puis nous nous retrouvons sur la place devant la cathédrale où nous
retrouvons Lucy qui est là depuis hier soir et a pris une journée de repos dans ce très beau village. Elle a été obligée de prendre une chambre d'hôte car les gîtes d'étape ne lui on pas permis
de rester deux nuits à cause du monde qui fait halte ici. Nous rencontrons aussi Roger qui est vraiment soulagé d'avoir récupéré ses documents et nous apprend qu'il va dormir à l'abbaye avec
Sandrine et qu'ils ont pris les deux dernières places. Tout est complet ce soir ici. Frère Jean Daniel nous donne une explication très détaillée sur les sculptures du tympan. En fait il fait un
véritable show. Il nous explique que d'un côté c'est la représentation de l'enfer et de l'autre celle du paradis. Devant un lapin sculpté il va même nous faire chanter la chanson de Chantal Goya
: "ce matin un lapin" en nous demandant de faire le bruit du fusil. Et c'est un grand "pan" qui retentit devant l'abbatiale. Devant un homme barbu il
nous fait deviner qui est ce personnage et en précisant : "non, ce
n'est pas José Bové !".
Je ne me
souviens pas de tout mais en tout les cas c'était fort divertissant et pour un homme d'église il a vraiment beaucoup d'humour. Il nous fait remarquer
les curieux qui entourent le tympan. Quand il a terminé son show, Jacky, Hubert et moi nous demandons où sont ces curieux, nous ne les voyons pas ! Qu'à cela ne tienne nous entrons avec Jacky dans un magasin afin de consulter les cartes postales où sont représentés les curieux. Pendant notre repas nous voyons arriver Roger et
Sandrine qui vont se faire à souper dans notre gîte car à l'abbaye ils ne peuvent pas cuisiner et le repas est payant. Une jeune autrichienne Ghisela a pris la dernière place libre de notre
dortoir et se joint à nous pour le repas. Pendant ce souper Sandrine nous donne une précision sur les polonais que nous avons rencontré à Estaing : celui qui joue du piano (Jorge) présente Arek
comme son frère (brother) mais il a expliqué que c'est le fils de la sœur de sa mère, donc pour nous son cousin germain, mais en Pologne ils
s'appellent frères. C'est clair non ? Trois hommes viennent manger dans notre cuisine car ils campent à côté et il ne fait pas chaud. Nous mettons les polaires pour aller au concert. Hélas nous avons raté la chorale qui en fait chantait à 9 heures mais c'est frère Jean Daniel qui joue de l'orgue et pendant le concert nous montons dans les
tribunes pour admirer l'abbatiale d'un autre point de vue. C'est sur l'air des portes du pénitencier que nous terminons cette visite qui nous laisse muets d'admiration. Qu'elle belle soirée ! Le
retour au gîte dans les petites ruelles éclairées de Conques est lui aussi magnifique. Nous nous couchons ce soir à 23 h, il y a bien longtemps que cela ne nous est pas arrivé
!