Samedi 21 janvier 2012
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J’aurais voulu écrire une conclusion mais, que dire : nous avons souffert
sur ce chemin parsemé d’épines qui ne sert à rien, nous aurions pu nous rendre à Santiago en voiture, en train, en avion. Mais nous y avons trouvé le bonheur de belles rencontres, de magnifiques
paysages, une meilleure forme physique et, dans les petits matins frisquets, devant un magnifique lever de soleil, nous avons compris que la richesse ce n’est pas l’accumulation de valeurs
matérielles. Finalement, l’arrivée importe peu, ce qui compte ce n’est pas la destination mais le vécu des kilomètres qui nous y emmènent. Comme le dit Georges Duby : « La trace d’un
rêve vaut la trace d’un pas ».
Nous sommes rentrés depuis un mois maintenant et, après les difficultés pour se
réhabituer à la vie sédentaire, nous avons rangé les souvenirs dans notre tête où nous pouvons aller puiser quand le moral est en baisse.
J’ai relevé dans une revue cette belle phrase : « nous étions des
quêteurs d’étoiles dans la poussière du chemin » et nous rêvons d’une chose c’est de repartir une autre fois, par un autre itinéraire, peut-être avec d’autres personnes pour leur faire
découvrir ce que nous avons vécu.
J’aimerais aussi que la lecture
de ce livret donnent envie à mes enfants ou à mes petits enfants de prendre un jour leur bâton de pèlerin, d’arrimer leur sac à dos et de partir marcher sur les traces de leur parents ou
grands-parents.
Fait à Mâcon le 16 décembre 2011
Pour Balian, Kimya et Aliénor
Par Denise la tortue
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