Avant propos

Notre chemin de Compostelle – direction le champ des étoiles (campo stella)

De Cluny à Santiago (1836 kms)   

Nous y avons pensé, nous en avons discuté, nous en avons rêvé. La retraite dans un an…. Et si nous partions ? Nous décidons de faire un « galop d’essai » de Cluny au Puy en Velay en 3 ou 4 fois, histoire de nous rendre compte de ce que ça donne. Recherche sur Internet, le guide Chamina est commandé et nous nous inscrivons à l’association Rhône Alpes des Amis de St Jacques pour obtenir nos crédentiales .

Le 28 août 2008 les chaussures sont lacées et les sacs à dos sont arrimés. Jérémy nous prend en voiture à la maison et nous emmène au départ de Cluny. Prennent le départ Hubert, Denise et Cali (york de 10 mois)

Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 15:17

Comme l’étape d’hier fut relativement éprouvante nous décidons de raccourcir celle d’aujourd’hui et de nous arrêter au Col de Crie où un gîte d’étape est signalé dans notre guide. Nous partons plein d’entrain et nous réserverons en route. Le soleil nous accompagne et Hubert ne souffre pas trop de son ampoule (merci  Compeed). Cette étape comporte beaucoup de route goudronnée où il faut porter Cali et où nous souffrons beaucoup de la chaleur. A chaque pose Hubert essaie de joindre le gîte, en vain. Nous faisons une halte à St Jacques des Arrêts pour visiter l’église. Nous admirons les fresques peintes par Fusaro et très bien mises en valeur par des éclairages indirects. Encore quelques kilomètres, la côte est raide mais agrémentée par des sculptures en bois faites par les pèlerins qui nous ont précédés. Il est l’heure du pique nique, ravitaillement à Ouroux  où nous trouvons une petite épicerie très bien achalandée mais « le livreur de fruits est en vacances », dommage !  Encore une côte le long d’un joli château et nous nous arrêtons au sommet pour le casse- croûte. Le gîte ne répond toujours pas donc nous décidons de nous dépêcher d’arriver. Beaucoup de route encore cet après midi.

Nous arrivons au col de Crie vers 16 h 30 et nous nous renseignons sur le gîte. Réponse de l’office de tourisme : ce gîte n’existe plus depuis 2 ans. Hélas, l’édition de notre guide date de 2004 et nous n’avons pas pris la précaution de rechercher les mises à jour avant de partir (en fait nous ne savions pas que cela existait). C’est en forgeant que l’on devient forgeron et c’est en marchant que l’on devient  pèlerin ! Heureusement la personne qui  s’occupe de l’office de tourisme, après avoir donné à boire à Cali, propose de nous trouver un hébergement. Tout d’abord  Proprières à 10 kms ! Devant notre manque évident d’enthousiasme une cliente propose de nous y conduire en voiture pour nous avancer. C’est très gentil mais nous refusons car  cela nous ferait rater un bout de chemin. Finalement une chambre d’hôte est libre à Monsols (à 4 kms en bas dans la vallée et pas sur notre chemin). La propriétaire doit venir chercher un autre marcheur à 18 h et propose de nous prendre avec lui.  On se met d’accord et nous nous installons pour attendre. La pose est bienvenue car c’est mon tour d’avoir des ampoules sous les pieds. Un peu avant 18 h un marcheur arrive et c’est un pèlerin, le premier que nous rencontrons. On vient nous chercher comme convenu et après l’installation dans notre chambre et la douche nous faisons connaissance  avec ce marcheur. Il vient d’Alsace et marche depuis 3 semaines. Il va jusqu’au Puy et fait certaines étapes de 40 kms par jour. Il nous raconte qu’il a été opéré du cœur et veut se prouver qu’il peut faire ce pèlerinage. Son docteur lui a conseillé de se limiter à 25 kms par jour mais il nous a confié : “je ne lui dirai pas ! “ Nous espérons qu’il réussira son projet. Le repas se fera dehors, sympa mais nous avons eu un peu froid sur le soir.  Un couple de belges en vacances dans un gîte appartenant à la même propriétaire prend l’apéritif avec nous. Ils semblent très intéressés par notre marche. Ils ont très envie d’essayer plus tard. Nous soupons avec des touristes de Poitiers, lui un peu lourd avec des jeux de mots sans arrêt, Hubert lui donne la réplique donc : « nous avons le même humour ».  Est-ce un compliment ? Nous retournons vite dans notre chambre, soignons nos ampoules (seule Cali n’en a pas) et au lit.

Par Denise la tortue
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